2013. La preuve et ses moyens

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Rochebrune 2013: La preuve et ses moyens

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Inscriptions

  • L'inscription des participants est gérée par AMPERE et se fait entièrement en ligne.
  • Les frais d'inscriptions par participant s'élèvent à 550 euros TTC. Ils comprennent l'hébergement en pension complète dans le chalet et le forfait remontées mécaniques pour la semaine. Le règlement peut se faire par CB/bon de commande/chèque.
  • Toutes les questions relatives à l'inscription et au règlement sont à adresser à :
     Martine BLAIMONT
     AMPERE
     42, avenue du Général de Croutte
     31100 - Toulouse
     Tél : 05 34 63 84 10 - 06 85 40 39 78
     prenom.nom@ampere-asso.net
  • Les frais de déplacement sont à la charge des participants.
  • Le chalet est prévu pour accueillir 40 participants. Priorité est donnée aux auteurs de communications. L'ouverture des inscriptions pour les personnes n'ayant pas proposé de communication se fera à partir du 1er décembre dans la limite des places disponibles.

Appel à communications

La notion de preuve a beaucoup évolué au cours de l’histoire des sciences et s’est toujours entendue différemment dans les disciplines formelles et axiomatiques, les sciences expérimentales et les sciences humaines et sociales. Dans les disciplines aujourd’hui regroupées sous l’étiquette « sciences de la complexité » et dialoguant sur la base d’une analyse systémique des phénomènes, elle renvoie à un vaste corpus de moyens de preuve. Ces moyens sont des formes argumentatives concurrentes, des méthodes d’investigation et de raisonnement hétérogènes, des expertises scientifiques qui partagent toutes l’ambition de produire du « dire solide » à la suite de graduations successives du discours (spéculation, plausibilité, vérité).
  
 En miroir, la notion d’incertitude renvoie à l’indispensable évaluation et explicitation des limites des conclusions tirées de nos protocoles expérimentaux et procédures probatoires. Evaluer un degré de (in)certitude pose la question de la graduation des faits, laquelle provient du questionnement sur leur établissement (de l’approximation de la mesure en physique à la solidité des sources en histoire). Et comment « défaire » ou réfuter une preuve ?
  
 La preuve se réfère à au moins trois notions : celles de fait, d’hypothèse et de vérité. Est-ce que la notion de fait, telle qu’elle est entendue dans les sciences expérimentales, est pertinente en mathématiques ou en informatique, en histoire, en géographie ou en sociologie ? Si la notion de fait historique est sans doute plus problématique que la notion de fait en physique, qu’en est-il dans les autres disciplines comme le droit, où un faisceau d’indices peut être équivalent à une preuve ? Qu’est ce qu’un fait dans un système complexe ? Les sociologues parlent-ils de la même chose lorsqu’ils circonscrivent un fait social ? De nouveaux instruments de mesure (métrologie des grands réseaux par exemple) changent la donne et de nouvelles articulations entre les notions de fait dans ces différents champs scientifiques est sans doute utile.
  
 L’hypothèse est présentée comme ce qui permet la dynamique de la science : de l’analyse des faits émergent des hypothèses qui sont ensuite filtrées par d’autres faits et d’autres hypothèses. La vision positiviste classique est cependant questionnée par les approches computationnelles : qu’est ce qu’une hypothèse dans le contexte d’un processus « aveugle » de fouille de données, dans un processus d’optimisation, dans un contexte d’apprentissage automatique ?
  
 Enfin la notion de preuve doit elle aussi être contextualisée. Dans les sciences humaines et sociales, la dépendance au contexte historique et spatial qui interdit l’isolation des faits, de même que l’impossibilité d’expérimenter et de reproduire les situations, ont nécessairement induit une acceptation de la notion moins stricte que ce à quoi elle renvoie en mathématiques où elle est synonyme de démonstration. Pour autant, les développements de la logique au 20ème siècle ont approfondi la notion de preuve et ont eu un impact non négligeable, par exemple dans de nouvelles approches de la preuve en mathématique (théorie de la démonstration, preuves assistées ou certifiées par ordinateur) ou pour comprendre et maitriser de grand artefacts (validation de logiciels pour des systèmes embarqués critiques, dans les domaines de l’aérospatial ou l’ingénierie médicale par exemple).
  
 L’objectif de cette rencontre est avant tout de permettre la mise en perspective d’un panel de contributions sur la façon dont la notion de preuve peut-être appliquée, questionnée, renouvelée. Notre ambition sera de mieux comprendre comment dans notre pratique scientifique quotidienne s’opère la justification, comment nos disciplines fabriquent et puis utilisent les « preuves », comment elles acquièrent ou perdent leurs certitudes, comment s’effectue la mise en correspondance de leur énoncés avec le réel.

Points d'entrée (potentiels)
Parmi les multiples entrées possibles il est possible de dégager quelques pistes et questions transversales. Nous les donnons à titre indicatif comme points de départ potentiels d’une réflexion qui sera nécessairement bousculée et enrichie par la confrontation des acceptions de la notion :

  • Archéologues, logiciens, juristes, géographes, anthropologues, biologistes, économistes, linguistes... partagent-ils des points de vue conciliables sur les conditions nécessaires et/ou suffisantes à la production de connaissances solides, qui restent robustes par rapport à des révisions des données et de nouvelles interprétations ?
  • Quels liens entre validation de modèle et preuve ? Dans les sciences de la complexité où la modélisation et l’expérimentation informatique ont largement gagné en importance de pratique au cours des dernières décennies, l’avènement du calcul haute performance (massivement parallèle) ouvre-t-il de nouvelles méthodes d’investigation et de nouvelles perspectives sur la preuve ?
  • Les preuves résistent-elles aux changements de paradigme ?
  • De l’observation à la construction : que devient la preuve lorsqu’on passe d’une science d’observation (la botanique de Linné par exemple) à une science de construction (la construction de nouvelles espèces végétales par manipulations génétiques, la biologie synthétique) ?
  • Preuve et risque, dans le débat public et les politiques publiques. Quand le public attend du scientifique des preuves, comment faire comprendre leurs conditions d’incertitude ?
  • Il existe de nombreux exemples de preuves dans l’histoire des sciences qui en fermant une question en ont ouvert une profusion d’autres. Quels exemples récents dans nos disciplines ?
  • La preuve à l’épreuve du post-modernisme : pour certains courants de la sociologie des sciences, la preuve est essentiellement assimilable à une construction cognitive, sociale, institutionnelle. Quelles études réflexives et quelles auto-analyses de nos procédures probatoires peuvent être développées pour préserver une approche constructiviste de la connaissance qui ne tombe pas dans le relativisme ? En particulier, comment contrer les attaques dont les sciences humaines et sociales ont été plus fréquemment la cible ?
  • Peut-on faire de la recherche au quotidien sans invoquer et se positionner par rapport à une définition de la preuve ? La production de nouvelles connaissances passe-t-elle nécessairement par une démarche de preuve totalement explicitée et reproductible ? Est-ce une notion pertinente pour des disciplines où la formalisation et la quantification sont moins prégnantes ?
  • Approches statistiques, preuve et mesures de l’erreur.
  • Sérendipité et méthode de Sherlock Holmes. Falsification : test, épreuve, vérification, validation, certification, critique… Pour assurer une preuve, il faut accepter que les conclusions soient généralement moins informatives que les prémisses. Cette dégradation est mesurable dans un raisonnement probabiliste, mais qu’en est-il lorsque l’assignation de probabilités est elle-même grevée d’incertitude ?
  • Indéterminisme et preuve.
  • Histoire de la preuve judiciaire (le témoignage, l’aveu longtemps considéré comme la « reine des preuves », …).
  • L’erreur : inconnaissance, inexactitude, confusion, bêtise, étourderie, tromperie ?

Si ces thèmes et questions vous interpellent et que vous pensez pouvoir y apporter votre éclairage, vos doutes et vos propres questions, nous attendons votre communication de 4 à 12 pages, à déposer sur easychair :
  
 https://www.easychair.org/account/signin.cgi?conf=rochebrune2013
  
 ou à envoyer par courriel à rochebrune2013_review@irit.fr
  
 Chaque communication sera évaluée par deux membres du comité de programme. Une discussion aura lieu pour décider collégialement de la démarche choisie pour une publication éventuelle chez un éditeur (éditions électroniques Chemins de Traverse) ou une mise en ligne en libre accès.

Echéancier

Date limite de réception des titres et résumés des propositions : 04 novembre 2012
 Date limite de réception des propositions complètes (4 à 12 pages) : 11 novembre 2012
 Notification : 25 novembre 2012
 Date limite d’inscription à Rochebrune : 15 décembre 2012
 Journées de Rochebrune : 13 au 19 janvier 2013

Comité d’organisation - IRIT (Institut de Recherche en Informatique de Toulouse)

 Frédéric Amblard
 Benoît Gaudou
 Thomas Louail - contact référent prenom.nom@irit.fr
 Eunate Mayor
 Christophe Sibertin-Blanc

Comité scientifique

 Danièle Bourcier CERSA, CNRS (présidente)
 Jean-Louis Giavitto IRCAM, CNRS
 Pierre Livet CEPERC, Université de Provence
 Denise Pumain Géographie-Cités, Université Paris 1
 Gérard Weisbuch LPS, ENS

Comité de programme

 Moreno Andreatta IRCAM, CNRS
 Frédéric Amblard IRIT, Université Toulouse 1
 Dominique Badariotti Image et Ville, Université de Strasbourg
 Arnaud Banos Géographie-cités, CNRS, ISC-PIF
 Georgia Barlovatz IBISC, Université Paris 12
 Pierre Beust CEMU, Université de Caen Basse-Normandie
 Olivier Brandouy IAE, Université Paris 1
 Christian Brassac LabPsyLor, Université de Nancy
 Thibault Carron Univ. de Savoie
 Roger Cozien ExoMakina
 Sylvie Despres Lim&Bio, Université Paris 13
 Gilles Dowek INRIA
 Alexis Drogoul IFI, IRD Vietnam
 Nils Ferrand CEMAGREF
 Jean-Pierre Gaudin IEP Aix-en-Provence, CNRS
 Benoît Gaudou IRIT, Université Toulouse 1
 Jean-Marie Hombert Dynamique du langage, CNRS
 Jean-Baptiste Joinet IRPHIL, Université Lyon 3
 Jerzy Karczmarczuk GREYC, Université de Caen
 Sylvie Lardon AgroParisTech
 Annick Lesne LPTMC, CNRS
 Thomas Louail IRIT, Université Toulouse 1
 Diana Mangalagiu Ecole de gestion, Reims
 Serge Mauger GREYC Université de Caen-Basse-Normandie
 Eunate Mayor IRIT, Université Toulouse 1
 Olivier Michel LACL, Université Paris 12
 Jean-Pierre Müller CIRAD
 Frédéric Neyrat GRESCO, Université de Limoges
 Gérard Noiriel IRIS, EHESS
 Laurent Nottale LUTH, CNRS
 Laure Nuninger Chrono-Environnement, CNRS
 Silvia Occelli IRES, Turin
 Denis Phan GEMAS, MSH Paris, CNRS
 Marie Piron COGIT, IRD
 Francesca Poggiolesi IHPST, Université Paris 1
 Damienne Provitolo GéoAzur Nice, CNRS
 Juliette Rouchier GREQAM, CNRS
 Francis Rousseaux CreSTIC, Université de Reims
 Jean Sallantin LIRMM, Université Montpellier 2
 Lena Sanders Géographie-Cités, CNRS
 Christophe Sibertin-Blanc IRIT, Université Toulouse 1
 Evelyne Sire-Marin Magistrat, Tribunal de grande instance de Paris
 Serge Stinckwich IFI Vietnam, IRD
 Pek Van Andel Université de Groningue
 Franck Varenne GEMAS, Université de Rouen
 Nathalie Villa-Vialaneix SAMM, IUT STID
 Marion Vorms IHPST, University College, London
 Roger Waldeck ENS-Bretagne

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